La maison du Rocher (1)

Nous occupions une maison en ruine en bord de mer, que le propriétaire, riche et sans scrupule, nous a tout de même laissé habiter afin de contraindre la mairie à lui céder une autre parcelle en front de mer, que la maison ne soit pas détruite et qu’il soit prévenu à temps pour venir couler des dalles et détruire des pierres. La maison est vraiment ancienne, bien abîmée, il y a quelques décennies, c’était une colonie de vacances puis une maison hantée, mais les fantômes ici n’attaquent pas les filles de joie comme nous, on a bien trop à faire et à penser et notre santé est tellement fragile qu’on peut parfois leur faire peur je pense. Il m’arrive parfois de penser que Selma est un fantôme quand je la vois toute chétive, les cheveux délavés et les bretelles arpentant ses épaules de toute part; traverser le long couloir qui distribue ce que devaient être les chambres et de ce qui est devenu notre logement collectif.

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J’ai bien de la chance, parce que je suis arrivée ici dans la première vague, le squat était plus facile à organiser, on n’avait pas encore d’électricité, mais le mari de Hayat a fini par détourner un câble (de la commune j’imagine) pour avoir quelques lampes qui nous éclairent dans la nuit, on utilise des bouteilles de gaz pour préparer à manger et le ménage est fait dans un calendrier précis…parfois, il y a des gravats et du plâtre qui tombe du plafond alors qu’on vient juste de tout nettoyer, mais on rafistole cette maison comme un vase précieux en porcelaine, qui nous abrite et nous offre la sécurité du gite, entre deux descentes de flics qui ont peur de nous toucher et qui vérifient qu’on ne loge pas de migrants.

Beaucoup de filles sont arrivées plus tard, Hayat, la doyenne, a un côté mère protectrice, elle en a récupéré pas mal qui se faisaient maltraiter, elle leur a proposé de loger un bout de temps, mais personne n’est jamais reparti, sauf Ihcène, qui s’est mariée à un de ses amants, un mec honnête qui est tombé amoureux d’elle dans un cabaret du centre ville.

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écrire

Lorsque j’ai commencé ce blog, je voulais que ce soit un lieu d’expression, suivant mes envies, le quotidien, les événements.

C’est un très bon moyen de lire d’autres personnes aussi, de suivre des blogs de façon continue et de partager.

Aujourd’hui, j’ai terriblement envie d’écrire, ça m’arrive d’avoir ce genre de pulsion et ça me satisfait pleinement de m’exprimer par écrit, en posant les mots, les sentiments dans mon journal, en écrivant des lettres ou alors des fictions, des micro fictions que je ne termine pas toujours.

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Je me suis donc autorisée (privilège) à créer une « catégorie » fiction sur mon blog, et donc de garder le même blog pour écrire, sans peur, ce qui me traverse l’esprit et ce que j’ai envie de coucher là, sans peur d’être jugée.

Je lis beaucoup sur l’écriture, et j’aime cette idée d’apprendre à s’affranchir de ses propres peurs. En réalité, lorsque je ne termine pas une histoire que j’ai commencé à écrire, c’est surtout que je m’autocensure : je commence toujours à raconter de façon fluide et honnête (un peu brouillon, à réécrire, reformuler), mais toujours avec de la vérité dedans, oui de la vérité dans la fiction, parce que je ne maquille rien, je partage, je raconte. Puis, vient un moment, où arrive une intrigue ou un événement dans le récit, et je bloque complètement, je dénature l’histoire, je n’ose pas laisser aller, je trouve nulle de ne pas écrire de façon honnête, alors j’abandonne tout simplement, avec amertume.

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L’exercice que je m’autorise ici, c’est d’écrire de façon fluide et honnête, ne pas tricher avec moi même et m’autoriser à aller n’importe où dans l’histoire, à écrire ce qui s’annonce et non pas maquiller le récit.

Bien que ce blog n’est lu que par une poignée de personne, ça reste plus lu que mon carnet d’écriture caché dans le tiroir de ma table de chevet, pourquoi alors je réussirai mieux que sur le carnet à aller jusqu’au bout des choses ? Eh bien, la réponse est que je n’en ai aucune idée, mais j’aurai au moins essayé et j’ai bon espoir que ça marche.

 

Je commence donc à raconter l’histoire de la Maison du Rocher, qui commence dans la rubrique ‘Fictions » et que j’ai hâte de partager…

la tempête avant le calme

Avec toute la bonne volonté du monde, je ne réussis pas à m’organiser de façon assez efficace pour finir l’essentiel de ce que j’ai à faire en une journée.

Je reporte, je cumule et je me retrouve à ne plus distinguer les jours de semaine du weekend, le matin du soir et je cours tout le temps et un peu plus chaque jour.

J’ai toujours un peu « speedé », j’élève seule mon enfant et j’avoue que parfois, un petit soutien ne me ferait pas de mal (mais je pense cela les soirs où je suis à bout, et lorsque je me pose après minuit dans mon lit et que je m’endors alors que je n’ai même pas fini un chapitre de ma lecture en cours…).

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Parfois, je suis au bout du rouleau, en ce moment, je baisse, j’ai l’impression de n’avoir pas une seule seconde de tranquillité, et s’il m’arrive d’en prendre, comme lorsque je m’allonge 10 minutes le midi quand je rentre chez moi, eh bien c’est un temps que je n’ai pas  « fructifié » en lançant une machine, vidant le lave vaisselle, chercher un courrier perdu ou envoyer un chèque pour régler une facture. Oui, ma vie en ce moment c’est cela, des journées de travail chargées, des matins pressés, des soirées chargées et des nuits courtes…mais alors, où placer la tranquillité dans tout cela, comment atteindre ces objectifs (simples) de gestion de stress et de slow-life que je me suis fixés ?

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le temporaire qui peut durer

Je sais bien que tout cela est une question de timing, que l’acquisition de la maison tombait avec une fin d’été difficile et que le déménagement coïncide avec la rentrée scolaire doublée de la reprise au boulot, avec des aléas à gérer dans la vie privée et au quotidien.

J’ai encore les nerfs solides, mais je sens, en ce moment, que mon corps commence à me prévenir : si tu ne te reposes pas, je m’écroule…aussi, je suis nerveuse à certains moments, face à des choses plutôt futiles et j’ai encore cette peine d’enfant au fond de moi, qui utilise (à tord) la notion d’injustice pour parler de cette peine que j’ai de me retrouver seule, à gérer le quotidien, les projets, le déménagement, le rythme scolaire effréné et le travail (voir mon coup de gueule pression au travail )

Pourtant, il ne s’agit pas d’injustice, mais plutôt de choix concrets que j’ai réfléchis et validés. J’ai décidé seule de quitter mon super logement en location pour offrir un espace plus « cosy » à ma petite famille. J’ai décidé d’acheter seule, parce que la vie n’attend pas et que je veux profiter des moments qui vont s’offrir à nous.

J’ai aussi choisi d’assumer un rythme effréné, comme beaucoup d’autres mamans, célibataires ou en couple, qui renoncent à vivre des semaines « calmes » et courent partout pour satisfaire le désir d’apprendre et de grandir de leurs enfants.

J’ai choisi également de travailler dans cette entreprise (bon, je l’ai fait par défaut en étant honnête sur la question), mais en dépit des quelques avantages que ça avait (proximité de la maison, horaires de bureau….etc), je suis désormais convaincue que sans politique de ressources humaines, sans véritable management, je risque de faire un burn out à cause du fonctionnement « émotionnel » et de la fatigue morale due aux relations humaines ici, alors même que je bosse très bien et que j’avale des montagne de boulot, parce que hyperactive et consciencieuse.  Je le sens le soir, une fois rentrée chez moi, lorsque je fais les choses de façon mécanique, parce que j’ai épuisé toute mon énergie vitale…

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Change is gonna come

Que faire alors ?

C’est intéressant de poser les mots qu’il faut, et se rendre compte de ce qu’on fait. Je crois que plus que jamais, dans des situations comme celle-ci, il faut garder le courage d’avancer, être honnête avec soi même sur ses limites, sur son état physique et mental.

Ce qui est chouette, c’est que c’est un beau projet en cours, que je me vois bien repenser à cela en me disant que ça valait bien la peine de s’en donner les moyens et de faire des choix..

Bientôt, je l’espère, ma petite tribu sera bien installée et notre mode de vie va changer.

Plus nous avançons, plus ça se dessine, ce ne sera pas le même rythme, pas le même quotidien, mais nous serons ensemble, gang de fille, acceptant la vie comme un cadeau et partageant la bienveillance pour se soutenir et s’aimer.

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Oui, c’est la tempête avant le calme, elle dure plus longtemps que prévu, je ne suis pas très bien équipée, mais elle annonce le calme auquel j’aspire tant…

 

 

 

le souvenir et le vrai

Mes souvenirs se transforment, se défont et se refont au grès des aventures et des émotions que je m’autorise. Certains souvenirs nous habitent et empêchent le bonheur, d’autres sont plus élégants et ne reviennent nous hanter que lorsqu’on y est disposés, l’âme tranquille et l’esprit en paix. Longtemps, j’ai été hantée par des images, des histoires dont je ne comprends pas tout et qui m’ont happé quelque temps, qui m’ont empêchés d’agir de façon raisonnable et réfléchie.

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Certains souvenirs évoluent, la réalité est souvent pervertie par nos regrets, nos projections et notre état général. Ainsi, lorsque j’ai revu mon ex amoureux (pour prendre un exemple « soft ») bien que consciente des raisons de notre séparations, les seuls souvenirs qui sont venus habiter ma conscience le soir, c’est les chouettes moments qu’on partageait, c’était comme une euphorie, et je n’ai à aucun moment pensé à la montagne de choses qui divisait notre couple, à la grande souffrance que j’ai vécu, et au sentiment d’insécurité, ni même à la pression constante que je vivais les dernières années de notre histoire.

Heureusement, et de façon simple d’ailleurs, j’ai réussi à me remémorer tout cela en pensant objectivement à moi, en me demandant ce qui a changé ces derniers temps, quels étaient mes objectifs et quelles énergies je souhaitais mettre dans mon quotidien et partager avec mes proches. En faisant ce travail sur moi même de façon apaisée et sans me juger (j’apprends à être tolérante avec ma propre personne comme je sais l’être avec les autres…). Je me suis posée des questions claires et j’ai essayé de mettre de côté le sentiment néfaste de culpabilité.

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Tout cela pour dire que dans cette période chargée (déménagements, changements pro etc), il m’a été salutaire de faire un travail sur moi même, d’apprendre à m’écouter, et ne pas me laisser piéger par une nostalgie passagère sans pour cela m’empêcher de vivre l’instant présent comme un cadeau. J’aurais pu, l’espace d’un instant, retomber dans les bras charmeurs de cet homme que j’ai jadis aimé, mais qui m’a fait beaucoup de mal.

J’aurais pu faire des arrangements avec la vérité, sans même m’en rendre compte, de prendre de mauvaises décisions et de cultiver la tristesse et l’échec par peur du changement. Désormais, je suis plutôt dans une autre dynamique (en totale opposition) de me rapprocher de la vérité, de n’accepter que ce qui est clair et sain, et tant pis si on me trompe, le plus important c’est de ne pas me tromper moi-même.

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Déménagement à venir

Beaucoup de choses dont je n’ai pas besoin peuplent mon appartement. Je le sais, c’est un constat très facile à faire et je me demande parfois comment j’ai réussi à cumuler autant d’objets en peu de temps. Je ne collectionne rien, je n’ai pas de fièvre acheteuse, je sais que je craque facilement sur les livres et que plus j’en dépose dans les boites à lire, moins je culpabilise à m’en procurer d’autres. Mais il n y a pas que cela, je suis convaincue de posséder trop de choses, qui ne me servent à rien.

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Cette année est synonyme de changements, je souhaite en profiter pour choisir un mode de vie (et ne plus m’en imposer) et partager des énergies positives dans mon foyer et avec les miens.

D’abord, en préparant les cartons (je n’avance pas vraiment, mais je suis bloquée par cette idée de trier avant de partir), je dois mettre beaucoup de choses de côté et m’en débarrasser, donner, offrir ou vendre. Je dois faire de la place et emmener le moins de choses possible pour ne pas faire ce travail deux fois.

less is more

On avait déjà commencé à réduire considérablement tout ce qui était « plastique » dans la mesure du possible, de réduire le nombre d’objets que je possède en double ou triple (pourquoi diable ai je 3 beurriers? surtout que je n’en utilise aucun), l’idée c’est d’avancer dans ce sens et arrêter de remplir de petits cartons « divers ».

Pour la vaisselle l’idée est simple donc : faire l’inventaire et ne garder que ce qui est nécessaire.

Idem pour les habits. Ne garder que les choses qu’on porte, et faire le maximum pour se débarrasser du superflus. Ne pas s’attacher aux objets et redonner aux fringues leurs fonction première : celle d’habiller et non pas de devenir des projections/souvenirs etc. Vêtement pas porté pendant 1 an (je reste large donc), aucune utilité, à donner. Voilà, cela ne sert à rien de s’encombrer et surtout, ça réduit le fameux moment de désespoir face au dressing rempli de vêtements qu’on ne peut pas porter…Ce serait peut être même l’occasion de tenter de faire une garde robe capsule…

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Je ne m’attends pas à devenir une pro du zéro déchet ou du minimalisme, je n’ai pas d’objectif précis à atteindre, sinon celui à réduire « ma » production de déchets et de faire en sorte de prendre soin de mon foyer et de la planète, à ma petite échelle.

Le déménagement est l’occasion donc d’élaguer, de se débarrasser du superflus, pour moins d’objets à emmener, apprendre à « donner » et offrir à un objet restée triste et tassé dans nos placards une seconde vie chez quelqu’un qui en a vraiment l’utilité.

Ce rangement se fait aussi à l’intérieur de nous, et même si je tâtonne, si j’hésite parfois, je retrouve toujours ce sentiment de satisfaction lorsque je vide et que je me débarrasse de ce qui n’est pas nécessaire.

 

 

la solitude heureuse

« J’ai besoin de solitude, j’ai besoin d’espace ; j’ai besoin d’air. J’ai si peu d’énergie.
J’ai besoin d’être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ;
besoin de sommeil et d’une vie tout animale.
Mon cerveau est trop actif. » Virginia Woolf

J’aime lire les biographies, on y croise des vies, des expériences, des craintes des défaites et parfois de l’espoir. Parfois, au détour d’une phrase, d’une confidence, on est réconfortés. Cette citation d’une de mes auteures préférées retentit en moi encore plus aujourd’hui, cet appel, ce besoin d’air, d’espace et de solitude afin de survivre.

Je n’écris pas beaucoup en ce moment, organisation de rentée oblige. J’ai un nouveau projet qui n’est pas banale, j’avance sans savoir exactement où tout cela va me mener mais je garde cette enveloppe de protection pour atténuer les douleurs du quotidien.

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L’ironie, c’est qu’en ce moment, alors que j’ai besoin de solitude, d’apaisement et de calme, afin de me retrouver, de prendre du temps et d’avancer paisiblement dans mes projets, j’ai un retour d’amour (oui l’expression est mauvaise, mais je ne sais pas comment décrire cela). Les 2 ex-hommes de ma vie (le premier, celui dont je suis tombée amoureuse ado et le premier avec lequel j’ai vécu, et puis le dernier amour (en date), après plus d’un an de séparation, reviennent à la charge, me parlant de projets communs, à demi-mots, dire le manque, l’amour qui reste au fond de la tasse, et des choses qui ne sont pas très bien passées.

j’ai pris le tout sur moi, je n’ai rien dit de blessant ou de méchant, je suis passée à autre chose dans la discussion, mais tout cela a réveillé quelque chose que je me suis refusée d’admettre, de reconnaître, jusqu’à ne plus réussir à se reposer, avoir constamment quelque chose de flottant, et perturber mes énergies et l’équilibre que j’avais difficilement réussi à atteindre pour le bien de tous.

La bonne nouvelle, parce qu’il en faut au moins une, c’est que je reconnais désormais l’impact que cela a eu sur moi, et je comprends par la même qu’on ne règle pas un problème en faisant abstraction de son origine, ou  tout simplement en l’ignorant. Ce retour d’amour (expression encore mal à propos car très utopique) m’a fait du mal, pour une raison toute simple, je suis encore vulnérable car je n’ai pas traité les maux mais simplement les symptômes.

J’ai besoin de solitude et d’espace, comme j’ai appris à apprécier le temps qui coule sans en souffrir, les petits moments qu’on apprend à s’offrir, lire confortablement sur son canapé, se balader longtemps dans de grands espaces naturels sans parler, sans musique, juste se ressourcer et apprécier les énergies de la nature.

HEGEL

retour d’été

Cet été j’ai fait un tour chez moi, la cote méditerranéenne. Je suis allée rendre visite à des gens pas très vivants et j’ai discuté avec des gens plutôt morts.

J’ai eu la chance de passer mes soirées face à la mer, sans rien pour nous séparer. Je me suis réfugiée dans ses bras chaque soir, lorsque tout le monde était enfin parti, et j’ai oublié ce que je faisais un instant, il n y avait plus que l’appel au large. Je repensais à mes sentiments, à tout ce qui a été, à la lassitude et à mon envie de partir loin, dans ma citadelle.

 

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Ce n’était pas de tout repos, mais ça moulinait moins, j’avais ce sentiment de liberté provisoire. En ne faisant rien, en ne pensant à rien, j’ai tout de même vécu un manège de sensations exclusives, mes amours passées, la solitude du rivage et l’avenir que je me refusais de penser.

Je passerai bien une vie en bord de mer.

 

merci de me foutre la paix, cordialement

De la pollution dans l’air…

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Toutes les interactions que l’on peut avoir avec des être humains autour de nous ont de l’effet sur les protagonistes. Lorsque j’échange avec une personne, je lui fais autant d’effet qu’elle m’en fait, c’est à dire que je lui renvoie une image, des énergies, je la renvoie à des choses ancrées en elle et réciproquement.

Vous l’aurez compris, si je commence par une introduction aussi pourrie, c’est que je suis au bout du bout de la tolérance envers les personnes vampires, celles qui captent toutes vos énergies pour se nourrir et vous laisser là, vidés, épuisés et sans ressources.

J’ai pensé au départ, vu que j’en ai rencontrés quelques unes dans ma vie, que c’était une question de protection (et il doit y avoir une part de vérité là dedans, on doit pouvoir apprendre à se protéger, à appliquer un filtre qui nous préserve d’une colopathie nerveuse ou d’une chute de cheveux lorsqu’on est obligés d’être au contact de personnes nocives), j’ai essayé quelques méthodes, qui n’ont pas toujours été efficaces et souvent pour des raisons très simples.

 

Je ne suis pas gourou spirituel, ni psy, ni fana invétérée de développement positif (bien qu’il m’arrive de lire des témoignages ou guides de voyages intérieurs, histoire de ne pas me perdre définitivement dans les méandres de mes angoisses intérieures et de mon océan souvent noir et profond de questions existentielles), mais j’ai compris, après quelques recherches, que la solution la plus efficace (et la plus simple à priori), c’est de cesser de fréquenter ce type de personnes. Oui, super, génial. J’ai trouvé la solution. Sauf que non, c’aurait été trop beau. ça ne marche pas à tous les coups et pour cause :  on peut être amenés à fréquenter ces personnes là contre notre propre grès. (travail, famille…etc).

Comme on ne peut pas baisser les bras aussi facilement lorsqu’on est achevés par des mécanismes de victimisation, manipulation et cassage de couilles, je me suis dit que le sujet mériterait tout de même d’être creusé, puisque je ne peux pas juste me casser de la pièce et fermer la porte derrière moi (ce dont je rêve parfois).

J’ai donc commencer à creuser la solution interne : trouver la force intérieure pour « supporter » ces gens en me transformant de super ÉPONGE à IMPERMÉABLE, mais croyez moi, ce n’est pas une mince affaire.

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Souvent, les gens qui nous font cet effet là, en persistant et signant et assumant complètement leur degrés d’intrusion dans nos espaces de vie (j’ai comme exemple concret une collègue atteinte de maladie de répétition, elle peut venir me faire perdre mon temps pour un problème que je résous (et qui souvent n’est même pas de mes prérogatives mais passons…), en répétant inlassablement qu’il y a un problème (t’es con ou quoi, on a bien vu, je l’ai même repéré et je suis entrain de le résoudre ou tenter de le résoudre), mais sans exagération aucune, ma collègue peut s’installer dans mon bureau en mimant une cheffe, et répéter alors même que je suis en ligne ou entrain de bosser sur quelque chose (souvent le problème en question), en répétant qu’elle n’y connait rien et qu’il faut le régler, et la partie la plus désagréable commence lorsqu’elle commence à narrer ce que je fais, en réexpliquant donc qu’elle n’y connait rien, mais qu’il faut faire ça, que c’est important.

Souvent, ça me glisse dessus, j’utilise mon bouclier, et je ne la laisse pas pénétrer ma tranquillité. Parfois, agacée, à bout, je lui dis que justement ce que je fais, que ça ne sert à rien de répéter, et là, la collègue, invariablement, se vexe sévèrement, et explique la légitimité de son cassage de couille, et que finalement, sans le formuler, elle préfère me stresser, me transmettre ses angoisses, puis une fois que c’est achevé, elle arbore son plus large sourire de satisfaction, il n’est même pas 11h, je suis déjà vidée de toute foi en l’humanité.

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Aujourd’hui, beaucoup de changements interviennent dans ma vie, je réfléchis seule à chaque possibilité et à ce que je veux faire de cette vie là, ce que j’espère y expérimenter et y accomplir. Sur le plan professionnel, la question se pose bien évidemment de façon plus importante car j’évolue dans un poste que je voulais temporaire et j’y mets une énergie terrible car je fais bien beaucoup plus de choses que je ne devrais.

Le lieu de travail ne devrait aucunement être un lieu de saturation et de déprime.

Je crois que de faire le point sur la question et de voir ce que ça me « coûte » de devoir éponger les incompétences des autres tout en étant l’exutoire de leurs stress, je n’en veux plus. Je fais aussi office de parachute, de parapluie, de paratonnerre, et j’en ai ma claque, je n’en peux plus, et je frise le « je me casse, démerde toi » assez régulièrement.

Je pense que c’est un sujet important à creuser, car au delà des choix professionnels (je pourrais très bien me retrouver dans la même situation dans un taf que j’adore par exemple), il y a sans doute un apprentissage, une maîtrise de soi et des technique de protection qu’on peut s’appliquer pour 1/ évoluer en milieu hostile 2/ ne par répercuter ça dans sa vie après le travail par exemple.

 

Pour le moment, je vais survivre aux quelques jours de travail qu’il me reste, je vais me détendre en vacances, mais je tâcherai de m’en rappeler à la rentrée et de faire en sorte que ça ne m’atteigne plus de la sorte.

Ne vous laissez pas abuser.

 

 

humeur

Je ne pouvais m’empêcher de l’écrire. Je suis très contente d’avoir revu un ami ce week-end, quelqu’un que j’apprécie beaucoup, que j’aime beaucoup et que je n’avais pas vu depuis longtemps. La dernière fois il neigeait et je on se gelaient les doigts à partager une paire de moufles par solidarité. Il avait mis un peu de couleurs et de joie dans mon cœur, et je suis heureuse de l’aimer.

Il fait beau à Paris, un temps à traîner sur les bords de seine, et apprécier les caresses du soleil, un temps à écouter de la musique et à danser un peu pompette en rentrant le soir.

J’aime comment on apprend tous les jours, comment une belle étoile au ciel veille un peu sur nous. Dans beaucoup de lectures, on préconise la gratitude comme remède à la perte de sens de la vie, aux égarements solitaires et démons, à la nostalgie et ça peut faire du bien à un moment où l’on navigue dans un océan de Mélancolie, lorsqu’on est sauvé par une belle étoile qui veille, de remercier l’univers, de se laisser porter par ses énergies.

C’est agréable de se dire qu’on sait s’arrêter parfois et reconnaître le bonheur, de savoir apprécier d’être entourés par des gens qui nous aiment et qu’on aime, de rencontrer des gens qu’on apprend à connaître. La vie nous offre de belles choses, on ne s’en rend pas toujours compte.

 

 

 

 

 

 

 

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