visite

Il fait automne et tu me manques.

Hier soir, en refermant les yeux, ton visage s’est dessiné dans le noir de mes songes, il y avait comme un secret, je me souviens avoir froncé les sourcils alors que mes paupières étaient bien closes et j’ai vu ton visage se former, ton regard, ton nez, ta bouche, ton crâne, puis ta silhouette.

Tu avais un regard presque inquiet mais bienveillant, comme toujours. J’ai senti mon coeur se serrer alors que ta figure était immobile. Puis un décor s’est planté et tu as commencé à te déplacer, clope au bec, comme toujours…et j’aurais aimé te suivre, je suis certaine que tu me disais quelque chose, tu me demandais de te suivre, mais mon cœur s’est serré et j’ai presque sangloté dans le silence de la nuit. Je me suis réveillée en sursaut…j’aurais bien aimé fumer une cigarette pour penser à toi calmement, pour affronter la vérité de ton départ définitif, mais je n’avais pas de cigarettes chez moi, je n’avais pas de lumière en moi, j’ai dormi artificiellement jusqu’au petit matin et j’ai oublié de penser à toi jusqu’à là…L’éternité a quelque chose de tragique.

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déménagement

Je viens aux nouvelles. Les cartons avancent bon train (bon, ça n’avance pas tellement vite et le compte à rebours à commencé…J-11), j’ai commencé quelques démarches et les artisans ont déjà les clés de chez moi (le papier peint tout vieux et pourri a dégagé, la salle de bain a disparu, les matériaux sont commandés).

Il y a 2 semaines, j’ai signé chez le notaire. Je suis arrivée seule, cheveux délavés, et un peu épuisée par ma journée. La signature est allée assez vite car on avait bien avancé lors du compromis.erda-estremera-581452-unsplash.jpg

Photo : Erda Estremera

Je suis rentrée avec les clés, mon enfant a fait la fête, et j’ai fait quelques cartons en sirotant mon crémant alors que mini me dégustait son jus de pomme sourire aux lèvres.

Depuis 3 semaines, je n’ai pas arrêté de courir partout, parfois j’ai l’impression que ce projet est trop gros pour moi seule, que je suis un peu folle d’entreprendre des choses comme ça, sans me demander si j’aurai la force physique et le courage d’affronter toutes les situations qui en découleront.

La date du déménagement est fixée : dans moins de 2 semaines, je serai installée chez moi, sans salle de bain, sans cuisine, en espérant que la peinture au moins soit faite. Je ne stresse pas du tout, je m’inquiète parfois mais je me dis que ça ne sert à rien d’angoisser, j’essaie plutôt d’organiser cette installation avec les éléments manquants, c’est à dire des choses aussi simples que : si je n’ai pas installé ma cuisine, je dois pouvoir chiner une plaque de cuisson, si pas de salle de bain pendant une semaine, je dois pouvoir squatter la salle de bain de l’appartement tous les jours ou me laver à la bassine -_-.

Je n’ai pas envie que ce projet, qui nous tenait à coeur, se transforme en cauchemar. Samedi par exemple, je suis allée tôt le matin acheter de gros sacs de colle sol mur et de joints et spots pour la salle de bain, je suis allée les déposer à la maison puis repassée chez moi gérer quelques urgence. Dans mon programme, je devais commander mes meubles de cuisine afin d’avancer et j’ai finalement renoncé, préférant prendre un plaid, passer à la médiathèque et m’installer avec mini me au jardin de l’hôtel de ville, sous le soleil de fin de journée, profiter des dernières journées douces de l’automne.

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Je sais que j’ai beaucoup à faire mais il y a des choses qui ont de l’importance, comme savoir saisir un moment de tendresse, profiter d’un rayon de soleil, et sourire à la vie en lui disant : oui, je veux m’aventurer et oui à ma mélancolie heureuse.

 

Maintenant, place à l’organisation…

La maison du rocher (2)

L’espoir se délite au fil des jours, je me retrouve coincée dans un quotidien sans horizon, je sais bien que jamais je ne sauverai ma peau, parce que je suis capable d’aimer pour la musique d’une voix, le haussement d’un sourcil, la chaleur d’une peau ou de la peine dans un regard. Lorsque je suis née, la vieille tante de ma mère, qui l’avait accueillie et hébergée dans sa modeste cabane dans un petit village à l’ouest du pays, après qu’elle soit tombée enceinte d’un homme dont elle parlait très peu, lui avait chanté que je vivrais pour aimer, elle avait pris une aiguille et l’avait chauffé à la bougie, pour la désinfecter, puis m’avait transpercé l’oreille, pour que je pleure et que je puisse m’accrocher à la vie comme plus tard j’accrocherai des bijoux à ce trou de naissance.

Je ne connais pas les conséquences de ce piercing qui m’aura arraché un cri terrible, c’est Nenna, la vieille tante qui me racontait cette histoire le soir, pour que je m’endorme, lorsqu’elle me gardait des semaines durant sans que je vois ma mère qui travaillait à Alger. Je me souviens que je m’installais sur ses genoux, que je lui caressais son visage très ridé et tatoué, pendant qu’elle me racontait sans transition : la guerre, ma mère, les fleurs, son mari mort à la guerre, ses enfants partis à l’étranger pour ne jamais revenir et puis ma mère encore et ma naissance et la beauté du feu qu’on admirait dans son poêle, puis elle se faisait un café sur ce même feu et allumait la cigarette qu’elle gardait au dessus de son oreille. C’était le signal pour que je me couche et que j’arrête de poser des questions, parce que Nenna avait besoin de reposer son corps chétif et se remettre de tous les souvenirs qu’elle me racontait inlassablement comme pour se prémunir de l’oubli.

Je vis pour aimer, j’ai grandi sans nom, sans père, mais c’était bien indiqué partout, sur mes papiers, « Amel, identité du père inconnue » j’étais une mineure, fille de pute, et j’ai appris à en être fière parce que ma mère avait bien trimé pour que je vive, en dépit de ses amours passées, de sa peine profonde qui l’a épuisée jusqu’à sa mort précoce alors même que je n’avais pas 20 ans.

 

La maison du Rocher (1)

Nous occupions une maison en ruine en bord de mer, que le propriétaire, riche et sans scrupule, nous a tout de même laissé habiter afin de contraindre la mairie à lui céder une autre parcelle en front de mer, que la maison ne soit pas détruite et qu’il soit prévenu à temps pour venir couler des dalles et détruire des pierres. La maison est vraiment ancienne, bien abîmée, il y a quelques décennies, c’était une colonie de vacances puis une maison hantée, mais les fantômes ici n’attaquent pas les filles de joie comme nous, on a bien trop à faire et à penser et notre santé est tellement fragile qu’on peut parfois leur faire peur je pense. Il m’arrive parfois de penser que Selma est un fantôme quand je la vois toute chétive, les cheveux délavés et les bretelles arpentant ses épaules de toute part; traverser le long couloir qui distribue ce que devaient être les chambres et de ce qui est devenu notre logement collectif.

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J’ai bien de la chance, parce que je suis arrivée ici dans la première vague, le squat était plus facile à organiser, on n’avait pas encore d’électricité, mais le mari de Hayat a fini par détourner un câble (de la commune j’imagine) pour avoir quelques lampes qui nous éclairent dans la nuit, on utilise des bouteilles de gaz pour préparer à manger et le ménage est fait dans un calendrier précis…parfois, il y a des gravats et du plâtre qui tombe du plafond alors qu’on vient juste de tout nettoyer, mais on rafistole cette maison comme un vase précieux en porcelaine, qui nous abrite et nous offre la sécurité du gite, entre deux descentes de flics qui ont peur de nous toucher et qui vérifient qu’on ne loge pas de migrants.

Beaucoup de filles sont arrivées plus tard, Hayat, la doyenne, a un côté mère protectrice, elle en a récupéré pas mal qui se faisaient maltraiter, elle leur a proposé de loger un bout de temps, mais personne n’est jamais reparti, sauf Ihcène, qui s’est mariée à un de ses amants, un mec honnête qui est tombé amoureux d’elle dans un cabaret du centre ville.

écrire

Lorsque j’ai commencé ce blog, je voulais que ce soit un lieu d’expression, suivant mes envies, le quotidien, les événements.

C’est un très bon moyen de lire d’autres personnes aussi, de suivre des blogs de façon continue et de partager.

Aujourd’hui, j’ai terriblement envie d’écrire, ça m’arrive d’avoir ce genre de pulsion et ça me satisfait pleinement de m’exprimer par écrit, en posant les mots, les sentiments dans mon journal, en écrivant des lettres ou alors des fictions, des micro fictions que je ne termine pas toujours.

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Je me suis donc autorisée (privilège) à créer une « catégorie » fiction sur mon blog, et donc de garder le même blog pour écrire, sans peur, ce qui me traverse l’esprit et ce que j’ai envie de coucher là, sans peur d’être jugée.

Je lis beaucoup sur l’écriture, et j’aime cette idée d’apprendre à s’affranchir de ses propres peurs. En réalité, lorsque je ne termine pas une histoire que j’ai commencé à écrire, c’est surtout que je m’autocensure : je commence toujours à raconter de façon fluide et honnête (un peu brouillon, à réécrire, reformuler), mais toujours avec de la vérité dedans, oui de la vérité dans la fiction, parce que je ne maquille rien, je partage, je raconte. Puis, vient un moment, où arrive une intrigue ou un événement dans le récit, et je bloque complètement, je dénature l’histoire, je n’ose pas laisser aller, je trouve nulle de ne pas écrire de façon honnête, alors j’abandonne tout simplement, avec amertume.

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L’exercice que je m’autorise ici, c’est d’écrire de façon fluide et honnête, ne pas tricher avec moi même et m’autoriser à aller n’importe où dans l’histoire, à écrire ce qui s’annonce et non pas maquiller le récit.

Bien que ce blog n’est lu que par une poignée de personne, ça reste plus lu que mon carnet d’écriture caché dans le tiroir de ma table de chevet, pourquoi alors je réussirai mieux que sur le carnet à aller jusqu’au bout des choses ? Eh bien, la réponse est que je n’en ai aucune idée, mais j’aurai au moins essayé et j’ai bon espoir que ça marche.

 

Je commence donc à raconter l’histoire de la Maison du Rocher, qui commence dans la rubrique ‘Fictions » et que j’ai hâte de partager…

la tempête avant le calme

Avec toute la bonne volonté du monde, je ne réussis pas à m’organiser de façon assez efficace pour finir l’essentiel de ce que j’ai à faire en une journée.

Je reporte, je cumule et je me retrouve à ne plus distinguer les jours de semaine du weekend, le matin du soir et je cours tout le temps et un peu plus chaque jour.

J’ai toujours un peu « speedé », j’élève seule mon enfant et j’avoue que parfois, un petit soutien ne me ferait pas de mal (mais je pense cela les soirs où je suis à bout, et lorsque je me pose après minuit dans mon lit et que je m’endors alors que je n’ai même pas fini un chapitre de ma lecture en cours…).

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Parfois, je suis au bout du rouleau, en ce moment, je baisse, j’ai l’impression de n’avoir pas une seule seconde de tranquillité, et s’il m’arrive d’en prendre, comme lorsque je m’allonge 10 minutes le midi quand je rentre chez moi, eh bien c’est un temps que je n’ai pas  « fructifié » en lançant une machine, vidant le lave vaisselle, chercher un courrier perdu ou envoyer un chèque pour régler une facture. Oui, ma vie en ce moment c’est cela, des journées de travail chargées, des matins pressés, des soirées chargées et des nuits courtes…mais alors, où placer la tranquillité dans tout cela, comment atteindre ces objectifs (simples) de gestion de stress et de slow-life que je me suis fixés ?

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le temporaire qui peut durer

Je sais bien que tout cela est une question de timing, que l’acquisition de la maison tombait avec une fin d’été difficile et que le déménagement coïncide avec la rentrée scolaire doublée de la reprise au boulot, avec des aléas à gérer dans la vie privée et au quotidien.

J’ai encore les nerfs solides, mais je sens, en ce moment, que mon corps commence à me prévenir : si tu ne te reposes pas, je m’écroule…aussi, je suis nerveuse à certains moments, face à des choses plutôt futiles et j’ai encore cette peine d’enfant au fond de moi, qui utilise (à tord) la notion d’injustice pour parler de cette peine que j’ai de me retrouver seule, à gérer le quotidien, les projets, le déménagement, le rythme scolaire effréné et le travail (voir mon coup de gueule pression au travail )

Pourtant, il ne s’agit pas d’injustice, mais plutôt de choix concrets que j’ai réfléchis et validés. J’ai décidé seule de quitter mon super logement en location pour offrir un espace plus « cosy » à ma petite famille. J’ai décidé d’acheter seule, parce que la vie n’attend pas et que je veux profiter des moments qui vont s’offrir à nous.

J’ai aussi choisi d’assumer un rythme effréné, comme beaucoup d’autres mamans, célibataires ou en couple, qui renoncent à vivre des semaines « calmes » et courent partout pour satisfaire le désir d’apprendre et de grandir de leurs enfants.

J’ai choisi également de travailler dans cette entreprise (bon, je l’ai fait par défaut en étant honnête sur la question), mais en dépit des quelques avantages que ça avait (proximité de la maison, horaires de bureau….etc), je suis désormais convaincue que sans politique de ressources humaines, sans véritable management, je risque de faire un burn out à cause du fonctionnement « émotionnel » et de la fatigue morale due aux relations humaines ici, alors même que je bosse très bien et que j’avale des montagne de boulot, parce que hyperactive et consciencieuse.  Je le sens le soir, une fois rentrée chez moi, lorsque je fais les choses de façon mécanique, parce que j’ai épuisé toute mon énergie vitale…

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Change is gonna come

Que faire alors ?

C’est intéressant de poser les mots qu’il faut, et se rendre compte de ce qu’on fait. Je crois que plus que jamais, dans des situations comme celle-ci, il faut garder le courage d’avancer, être honnête avec soi même sur ses limites, sur son état physique et mental.

Ce qui est chouette, c’est que c’est un beau projet en cours, que je me vois bien repenser à cela en me disant que ça valait bien la peine de s’en donner les moyens et de faire des choix..

Bientôt, je l’espère, ma petite tribu sera bien installée et notre mode de vie va changer.

Plus nous avançons, plus ça se dessine, ce ne sera pas le même rythme, pas le même quotidien, mais nous serons ensemble, gang de fille, acceptant la vie comme un cadeau et partageant la bienveillance pour se soutenir et s’aimer.

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Oui, c’est la tempête avant le calme, elle dure plus longtemps que prévu, je ne suis pas très bien équipée, mais elle annonce le calme auquel j’aspire tant…

 

 

 

le souvenir et le vrai

Mes souvenirs se transforment, se défont et se refont au grès des aventures et des émotions que je m’autorise. Certains souvenirs nous habitent et empêchent le bonheur, d’autres sont plus élégants et ne reviennent nous hanter que lorsqu’on y est disposés, l’âme tranquille et l’esprit en paix. Longtemps, j’ai été hantée par des images, des histoires dont je ne comprends pas tout et qui m’ont happé quelque temps, qui m’ont empêchés d’agir de façon raisonnable et réfléchie.

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Certains souvenirs évoluent, la réalité est souvent pervertie par nos regrets, nos projections et notre état général. Ainsi, lorsque j’ai revu mon ex amoureux (pour prendre un exemple « soft ») bien que consciente des raisons de notre séparations, les seuls souvenirs qui sont venus habiter ma conscience le soir, c’est les chouettes moments qu’on partageait, c’était comme une euphorie, et je n’ai à aucun moment pensé à la montagne de choses qui divisait notre couple, à la grande souffrance que j’ai vécu, et au sentiment d’insécurité, ni même à la pression constante que je vivais les dernières années de notre histoire.

Heureusement, et de façon simple d’ailleurs, j’ai réussi à me remémorer tout cela en pensant objectivement à moi, en me demandant ce qui a changé ces derniers temps, quels étaient mes objectifs et quelles énergies je souhaitais mettre dans mon quotidien et partager avec mes proches. En faisant ce travail sur moi même de façon apaisée et sans me juger (j’apprends à être tolérante avec ma propre personne comme je sais l’être avec les autres…). Je me suis posée des questions claires et j’ai essayé de mettre de côté le sentiment néfaste de culpabilité.

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Tout cela pour dire que dans cette période chargée (déménagements, changements pro etc), il m’a été salutaire de faire un travail sur moi même, d’apprendre à m’écouter, et ne pas me laisser piéger par une nostalgie passagère sans pour cela m’empêcher de vivre l’instant présent comme un cadeau. J’aurais pu, l’espace d’un instant, retomber dans les bras charmeurs de cet homme que j’ai jadis aimé, mais qui m’a fait beaucoup de mal.

J’aurais pu faire des arrangements avec la vérité, sans même m’en rendre compte, de prendre de mauvaises décisions et de cultiver la tristesse et l’échec par peur du changement. Désormais, je suis plutôt dans une autre dynamique (en totale opposition) de me rapprocher de la vérité, de n’accepter que ce qui est clair et sain, et tant pis si on me trompe, le plus important c’est de ne pas me tromper moi-même.

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Déménagement à venir

Beaucoup de choses dont je n’ai pas besoin peuplent mon appartement. Je le sais, c’est un constat très facile à faire et je me demande parfois comment j’ai réussi à cumuler autant d’objets en peu de temps. Je ne collectionne rien, je n’ai pas de fièvre acheteuse, je sais que je craque facilement sur les livres et que plus j’en dépose dans les boites à lire, moins je culpabilise à m’en procurer d’autres. Mais il n y a pas que cela, je suis convaincue de posséder trop de choses, qui ne me servent à rien.

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Cette année est synonyme de changements, je souhaite en profiter pour choisir un mode de vie (et ne plus m’en imposer) et partager des énergies positives dans mon foyer et avec les miens.

D’abord, en préparant les cartons (je n’avance pas vraiment, mais je suis bloquée par cette idée de trier avant de partir), je dois mettre beaucoup de choses de côté et m’en débarrasser, donner, offrir ou vendre. Je dois faire de la place et emmener le moins de choses possible pour ne pas faire ce travail deux fois.

less is more

On avait déjà commencé à réduire considérablement tout ce qui était « plastique » dans la mesure du possible, de réduire le nombre d’objets que je possède en double ou triple (pourquoi diable ai je 3 beurriers? surtout que je n’en utilise aucun), l’idée c’est d’avancer dans ce sens et arrêter de remplir de petits cartons « divers ».

Pour la vaisselle l’idée est simple donc : faire l’inventaire et ne garder que ce qui est nécessaire.

Idem pour les habits. Ne garder que les choses qu’on porte, et faire le maximum pour se débarrasser du superflus. Ne pas s’attacher aux objets et redonner aux fringues leurs fonction première : celle d’habiller et non pas de devenir des projections/souvenirs etc. Vêtement pas porté pendant 1 an (je reste large donc), aucune utilité, à donner. Voilà, cela ne sert à rien de s’encombrer et surtout, ça réduit le fameux moment de désespoir face au dressing rempli de vêtements qu’on ne peut pas porter…Ce serait peut être même l’occasion de tenter de faire une garde robe capsule…

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Je ne m’attends pas à devenir une pro du zéro déchet ou du minimalisme, je n’ai pas d’objectif précis à atteindre, sinon celui à réduire « ma » production de déchets et de faire en sorte de prendre soin de mon foyer et de la planète, à ma petite échelle.

Le déménagement est l’occasion donc d’élaguer, de se débarrasser du superflus, pour moins d’objets à emmener, apprendre à « donner » et offrir à un objet restée triste et tassé dans nos placards une seconde vie chez quelqu’un qui en a vraiment l’utilité.

Ce rangement se fait aussi à l’intérieur de nous, et même si je tâtonne, si j’hésite parfois, je retrouve toujours ce sentiment de satisfaction lorsque je vide et que je me débarrasse de ce qui n’est pas nécessaire.

 

 

la solitude heureuse

« J’ai besoin de solitude, j’ai besoin d’espace ; j’ai besoin d’air. J’ai si peu d’énergie.
J’ai besoin d’être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ;
besoin de sommeil et d’une vie tout animale.
Mon cerveau est trop actif. » Virginia Woolf

J’aime lire les biographies, on y croise des vies, des expériences, des craintes des défaites et parfois de l’espoir. Parfois, au détour d’une phrase, d’une confidence, on est réconfortés. Cette citation d’une de mes auteures préférées retentit en moi encore plus aujourd’hui, cet appel, ce besoin d’air, d’espace et de solitude afin de survivre.

Je n’écris pas beaucoup en ce moment, organisation de rentée oblige. J’ai un nouveau projet qui n’est pas banale, j’avance sans savoir exactement où tout cela va me mener mais je garde cette enveloppe de protection pour atténuer les douleurs du quotidien.

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L’ironie, c’est qu’en ce moment, alors que j’ai besoin de solitude, d’apaisement et de calme, afin de me retrouver, de prendre du temps et d’avancer paisiblement dans mes projets, j’ai un retour d’amour (oui l’expression est mauvaise, mais je ne sais pas comment décrire cela). Les 2 ex-hommes de ma vie (le premier, celui dont je suis tombée amoureuse ado et le premier avec lequel j’ai vécu, et puis le dernier amour (en date), après plus d’un an de séparation, reviennent à la charge, me parlant de projets communs, à demi-mots, dire le manque, l’amour qui reste au fond de la tasse, et des choses qui ne sont pas très bien passées.

j’ai pris le tout sur moi, je n’ai rien dit de blessant ou de méchant, je suis passée à autre chose dans la discussion, mais tout cela a réveillé quelque chose que je me suis refusée d’admettre, de reconnaître, jusqu’à ne plus réussir à se reposer, avoir constamment quelque chose de flottant, et perturber mes énergies et l’équilibre que j’avais difficilement réussi à atteindre pour le bien de tous.

La bonne nouvelle, parce qu’il en faut au moins une, c’est que je reconnais désormais l’impact que cela a eu sur moi, et je comprends par la même qu’on ne règle pas un problème en faisant abstraction de son origine, ou  tout simplement en l’ignorant. Ce retour d’amour (expression encore mal à propos car très utopique) m’a fait du mal, pour une raison toute simple, je suis encore vulnérable car je n’ai pas traité les maux mais simplement les symptômes.

J’ai besoin de solitude et d’espace, comme j’ai appris à apprécier le temps qui coule sans en souffrir, les petits moments qu’on apprend à s’offrir, lire confortablement sur son canapé, se balader longtemps dans de grands espaces naturels sans parler, sans musique, juste se ressourcer et apprécier les énergies de la nature.

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