la solitude heureuse

« J’ai besoin de solitude, j’ai besoin d’espace ; j’ai besoin d’air. J’ai si peu d’énergie.
J’ai besoin d’être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ;
besoin de sommeil et d’une vie tout animale.
Mon cerveau est trop actif. » Virginia Woolf

J’aime lire les biographies, on y croise des vies, des expériences, des craintes des défaites et parfois de l’espoir. Parfois, au détour d’une phrase, d’une confidence, on est réconfortés. Cette citation d’une de mes auteures préférées retentit en moi encore plus aujourd’hui, cet appel, ce besoin d’air, d’espace et de solitude afin de survivre.

Je n’écris pas beaucoup en ce moment, organisation de rentée oblige. J’ai un nouveau projet qui n’est pas banale, j’avance sans savoir exactement où tout cela va me mener mais je garde cette enveloppe de protection pour atténuer les douleurs du quotidien.

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L’ironie, c’est qu’en ce moment, alors que j’ai besoin de solitude, d’apaisement et de calme, afin de me retrouver, de prendre du temps et d’avancer paisiblement dans mes projets, j’ai un retour d’amour (oui l’expression est mauvaise, mais je ne sais pas comment décrire cela). Les 2 ex-hommes de ma vie (le premier, celui dont je suis tombée amoureuse ado et le premier avec lequel j’ai vécu, et puis le dernier amour (en date), après plus d’un an de séparation, reviennent à la charge, me parlant de projets communs, à demi-mots, dire le manque, l’amour qui reste au fond de la tasse, et des choses qui ne sont pas très bien passées.

j’ai pris le tout sur moi, je n’ai rien dit de blessant ou de méchant, je suis passée à autre chose dans la discussion, mais tout cela a réveillé quelque chose que je me suis refusée d’admettre, de reconnaître, jusqu’à ne plus réussir à se reposer, avoir constamment quelque chose de flottant, et perturber mes énergies et l’équilibre que j’avais difficilement réussi à atteindre pour le bien de tous.

La bonne nouvelle, parce qu’il en faut au moins une, c’est que je reconnais désormais l’impact que cela a eu sur moi, et je comprends par la même qu’on ne règle pas un problème en faisant abstraction de son origine, ou  tout simplement en l’ignorant. Ce retour d’amour (expression encore mal à propos car très utopique) m’a fait du mal, pour une raison toute simple, je suis encore vulnérable car je n’ai pas traité les maux mais simplement les symptômes.

J’ai besoin de solitude et d’espace, comme j’ai appris à apprécier le temps qui coule sans en souffrir, les petits moments qu’on apprend à s’offrir, lire confortablement sur son canapé, se balader longtemps dans de grands espaces naturels sans parler, sans musique, juste se ressourcer et apprécier les énergies de la nature.

HEGEL

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